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Faire la synthèse des données probantes
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Anonymous 06/05/2010 |
L'une des expériences les plus frustrantes que je vis se manifeste quand j'ai trouvé un article, même un examen systématique, et qu'il n'y a parfois aucun énoncé concluant à la fin pour me donner l'orientation claire dont j'ai besoin. Le document se termine souvent par une autre question. Que dois-je faire avec ce genre de fin?
J'ai parfois l'impression que je devrais plutôt me fier aux expériences de mes collègues. Celles-ci ont le mérite d'être claires et de montrer ce qui a fonctionné ou non. Malheureusement, cette approche ne me conduirait nulle part dans mon service de santé. Nous devons examiner des données probantes issues de la recherche quand nous faisons des recommandations sur des programmes. |
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Ciliska, Donna 06/05/2010 |
Bonjour,
Je vais répondre à vos questions l'une à la suite de l'autre. 1. Il n'y a pas d'énoncé concluant à la fin de l'étude C'est vrai que parfois, les études et les examens n'apportent aucun « message traitable ». Autrement dit, l'étude n'est pas concluante et se termine par plus de questions qu'il n'y en avait au départ. Le bon côté, c'est que vous avez examiné les données probantes. Malheureusement, l'étude sur la question n'apporte aucune réponse. En l'absence d'études, nous consultons des experts. 2. Se fier aux expériences vécues par des collègues Oui, vous pourriez économiser du temps à l'étape recherche de la prise de décisions fondée sur des données probantes (trouver la réponse). Et si jamais vous obtenez la mauvaise réponse? Étant donné qu'au Canada, l'âge moyen des professionnels de la santé publique se situe dans la mi-quarantaine et qu'ils exercent d'après les études qu'ils ont faites (il y a 20 ans), quelque chose pourrait-il leur échapper???? L'expérience est très précieuse et fait en sorte que le praticien a un niveau d'expertise où il peut avoir une meilleure vue d'ensemble et où son intuition est plus aiguisée. Cependant, il se pourrait que les praticiens agissent mal depuis 20 ans. Nous avons la responsabilité déontologique de rechercher les meilleures données probantes issues de la recherche. Mais alors, à l'aide du diagramme de Venn (reportez-vous au www.nccmt.ca), il faut faire en sorte que l'avis d'expert porte sur une décision quelconque, y compris des données probantes issues de la recherche, des données probantes sur le contexte en général, des ressources et surtout, les préférences des clients ou de la population. Il ne suffit pas de disposer de données probantes issues de la recherche ou de l'opinion d'un expert. Et félicitations à votre employeur pour avoir créé une culture où le recours aux travaux de recherche est attendu. Donna |
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Anonymous 20/03/2012 |
Liliana, Leone:
Afin de répondre à l’observation anonyme du 28 février 2009, que pensez-vous des approches proposées pour faire la synthèse des données probantes? Je travaille à la « synthèse réaliste » (Pawson R, Evidence based policy, Dage, 2006) et j’aimerais partager mon expérience sur la question avec d’autres personnes. |
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Anonymous 20/03/2012 |
En réfléchissant à l’article ci-dessus, je crois que tous les genres de données probantes s’imposent lorsqu’il s’agit de faire la lumière sur un enjeu. Alors, nous pourrions peut-être aborder la question dans le cadre d’un scénario concret aux fins d’application.
Dans le Nord du Manitoba, certaines populations ont du mal à obtenir des fruits et légumes frais à leurs épiceries. Si ces dernières se sont approvisionnées en fruits et légumes frais, les prix sont élevés, et si vous n’y allez pas dans un délai d’un jour ou deux, les tablettes se vident et ne sont pas remplies avant la livraison suivante. Afin de régler les problèmes d’accès, certaines localités commencent à créer des potagers communautaires pour offrir des légumes frais. Cette initiative a pour effets de faire acquérir des compétences aux jeunes, de faire faire de l’exercice et de réduire l’isolement social. J’ai effectué quelques recherches préliminaires dans les examens systématiques, et le jardinage communautaire n’y figure pas. En fait, il n’existe aucune donnée probante solide sur l’efficacité de cette activité. Pendant que j’écris ceci, je me demande quelle est la question que je veux aborder. L’efficacité du jardinage communautaire lorsqu’il s’agit d’améliorer l’accès à des légumes frais? Ou bien l’amélioration de l’activité physique? Savons-nous si les potagers communautaires sont efficaces? Poser la bonne question représente donc une partie importante de la recherche de données probantes. Alors, que faisons-nous si peu de données probantes appuient l’idée d’un programme, mais que l’élan est donné au niveau communautaire et que le problème défini est ainsi réglé? Mettons-nous fin au programme sous prétexte qu’il manque de données probantes? Les localités ont commencé un projet pour répondre à un besoin qui n’est peut-être pas soutenu par des données probantes, mais qui garantit l’accès. Comment pouvons-nous appuyer l’initiative? Nous pouvons peut-être le faire en examinant comment « l’étudier » afin qu’elle fasse partie des données probantes acceptables. Créer les outils, mener les études dans diverses localités et régions du pays pour faire entrer l’intervention dans l’univers des données probantes afin de lui procurer la crédibilité que les structures organisationnelles commencent à exiger (chapeau à votre organisme!). Les chercheurs et les collectivités doivent mieux dialoguer à propos des enjeux que celles-ci définissent comme des besoins. Les données probantes ne sont pas seulement issues d’expériences de recherche sur ce qui fonctionne ou non. Elles devraient concerner la collectivité, s’attacher à un besoin précis et faire intervenir la population. Tout comme trouver des données probantes pour appuyer une décision doit se faire non seulement en fonction des exigences organisationnelles, mais aussi des besoins de la collectivité. Utiliser des données probantes de différentes sources devient important, car aucune source unique ne contient non plus toutes les données probantes. Voyez les données probantes en vous basant sur la population, et non seulement selon ce que les études révèlent. Appliquez des principes de bon développement communautaire. En tant que professionnels, nous devons trouver de bonnes données probantes non seulement par égard pour nos collectivités, mais aussi pour favoriser de bonnes recherches fondées sur de bonnes pratiques. Il nous faut des méthodes novatrices pour faire avancer la recherche. Les collectivités ne sont pas toutes égales. Il importe ainsi de les connaître, de trouver les champions et de tenir compte de l’expérience. Il n’est donc pas étonnant que la promotion de la santé soit non seulement une science, mais un art! |
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Anonymous 20/03/2012 |
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Anonymous 20/03/2012 |
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