Les lauréats 2020 du Prix d’application des connaissances pour étudiants

Les Centres de collaboration nationale en santé publique (CCNSP) sont heureux d’annoncer les gagnants de l’édition 2020 du Prix d’application des connaissances des CCNSP pour étudiants. Ce prix récompense les efforts d’étudiants et d’étudiantes aux cycles supérieurs d’universités canadiennes qui étudient la santé publique et ont recours à l’application des connaissances dans leurs recherches.

Félicitations à Maureen Gustafson, à Henry Lai et à Courtney Primeau, qui ont remporté le Prix d’application des connaissances des CCNSP pour étudiants 2020.

Leurs candidatures ont été examinées et évaluées en fonction des critères suivants :


Maureen Gustafson
M.P.H. (2020), Université de Toronto

Projet : Élaboration d’un cadre de référence en matière d’application des connaissances à l’échelle communautaire pour Mayi Kuwayu : l’étude nationale sur le bien-être des Aborigènes et des insulaires du détroit de Torres (l’étude MK)

Maureen est Anishinaabekwe et a des ancêtres ojibwés et colons. Membre de la Première Nation de Couchiching, elle a grandi près de celle-ci, à Fort Frances, en Ontario. Elle est une tante, une fille, une sœur, une amie et une conjointe aimante. Maureen a obtenu un B.A. spécialisé à l’Université McMaster en 2017, puis une maîtrise en santé publique avec spécialisations en promotion de la santé et en santé autochtone à l’Université de Toronto en 2019. Comme étudiante aux cycles supérieurs, elle a eu le privilège de collaborer avec plusieurs groupes de recherche mettant en valeur la vision autochtone, y compris la Well Living House de l’hôpital St. Michael’s et le Programme de santé des Aborigènes et des insulaires du détroit de Torres à l’Université nationale australienne. Durant son séjour en Australie, Maureen a dirigé l’élaboration d’un cadre de référence en matière d’application des connaissances à l’échelle communautaire pour Mayi Kuwayu : l’étude nationale sur le bien-être des Aborigènes et des insulaires du détroit de Torres (l’étude MK). Elle est extrêmement reconnaissante du soutien de ses superviseurs et du Yarrabah Leadership Forum, avec qui elle a travaillé étroitement tout au long de ce projet.

Maureen a eu envie d’étudier l’application des connaissances grâce à des collègues avec lesquels elle a travaillé tout au long de sa maîtrise en santé publique, y compris Rebecca Maddor et Rachel Harris à Santé publique Ontario ainsi que la Dre Janet Smylie de l’Université de Toronto, laquelle lui a fait découvrir l’application des connaissances. Maureen mentionne qu’elle éprouve de la satisfaction à soutenir le travail des peuples autochtones et à s’assurer que la démarche redonne à ces communautés. Elle affirme : « Le travail réalisé à Yarrabah est tout aussi inspirant, car ils trouvent des manières novatrices d’ouvrir de nouvelles possibilités pour leur communauté et d’améliorer son bien-être. » De plus, elle souligne que l’application des connaissances est importante pour provoquer des changements découlant de la recherche, mais que ce concept n’est pas nouveau. Les communautés autochtones ont longtemps valorisé le partage et l’application des connaissances, ce qui est intrinsèque aux manières autochtones de connaître, de faire et d’être.

Henry Lai
M. Sc. (2020), études autochtones en kinésiologie, Université de la Colombie-Britannique

Projet : Co-création d’une approche fondée sur les forces pour améliorer la santé cardiométabolique : une intervention communautaire et mettant en valeur la vision autochtone en matière de modes de vie sains

Henry est un étudiant aux cycles supérieurs à l’Université de la Colombie-Britannique, laquelle est située sur le territoire traditionnel, ancestral et non cédé du peuple Musqueam. L’enthousiasme qu’il éprouve à collaborer avec des communautés autochtones pour améliorer la santé et le bien-être holistiques l’a mené à entreprendre un projet de recherche au Cardiovascular Physiology and Rehabilitation Laboratory, en partenariat avec le programme d’études autochtones en kinésiologie, la Health and Fitness Society of BC, et le réseau Indigenous Physical Activity and Cultural Circle.

Sa recherche s’est axée sur la conception de méthodologies d’application des connaissances adaptées sur le plan culturel pour améliorer la santé et le bien-être des Autochtones dans une initiative communautaire et mettant en valeur la vision autochtone en matière de modes de vie. L’un des faits saillants de ce projet de recherche fut la possibilité de participer à des cercles de partage de connaissances avec un partenaire communautaire en Colombie-Britannique. Grâce aux cercles de partage, Henry et ses partenaires autochtones ont co-créé et mis en œuvre des ressources d’application des connaissances sur la santé et le bien-être qui reflétaient les forces et les aspirations de la communauté. Ces expériences d’enseignement et d’apprentissage ont été très enrichissantes, car Henry a approfondi sa connaissance et son appréciation de ce que signifie bâtir des relations respectueuses et significatives dans la recherche communautaire. L’équipe de recherche a vu en quoi le partage, l’échange et l’application adaptée à la culture des connaissances sur la santé et le bien-être ont outillé les chefs de file de la communauté afin qu’ils puissent être les principaux promoteurs de changements positifs dans leur propre communauté.

Courtney Primeau
Ph. D., épidémiologie, Université de Guelph

Projet : Les perceptions de la résistance aux antimicrobiens et les préférences des prescripteurs en matière d’application des connaissances

Courtney a récemment obtenu son doctorat en épidémiologie à l’Université de Guelph. Elle a également obtenu un baccalauréat ès sciences spécialisé en biologie à l’Université Queen’s, ainsi qu’une maîtrise en santé publique à l’Université de Guelph. Courtney a décidé de réaliser un doctorat dans le domaine de la résistance aux antimicrobiens (RAM) après avoir fait un stage au Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA). Dans sa recherche doctorale, elle a employé des méthodes qualitatives pour explorer les perceptions de la RAM ainsi que les préférences en matière d’application des connaissances et de communication des futurs prescripteurs d’antimicrobiens. Courtney travaille aujourd’hui comme épidémiologiste à l’Agence de la santé publique du Canada.

Son programme de maîtrise en santé publique, où elle a suivi des cours en communication de la santé publique, l’a inspirée à travailler en application des connaissances. C’est dans ce cadre qu’elle s’est rendu compte que la recherche importante ne se rendait pas toujours jusqu’aux décideurs. Cette situation a fait ressortir l’importance de communiquer efficacement la recherche aux décideurs politiques et aux autres utilisateurs des connaissances pour s’assurer que la recherche continue à avoir des répercussions importantes sur les pratiques de santé publique. Courtney éprouve de la satisfaction à savoir que sa recherche peut être utilisée et appliquée pour mettre au point des produits d’application des connaissances et de communication personnalisés afin de combattre la résistance aux antimicrobiens. En ce qui concerne l’application des connaissances, Courtney déclare : « Les chercheurs font participer les publics cibles et les utilisateurs de connaissances à titre de partenaires clés tout au long du processus de recherche par des moyens novateurs, et cela mène à des politiques de santé publique plus efficaces. »